SITE DU GROUPE ANARCHISTE NADA DE TOULON (ET D’AILLEURS).
Arrêtez de vous faire peur avec l’élection municipale d’Hénin-Beaumont et le risque de voir le FN prendre sa mairie. Sale perspective, soit. Mais le vrai danger liberticide et dictatorial est déjà au gouvernement, et ses lois sécuritaires, toutes plus effrayantes les unes que les autres, nous font chaque fois poser la même question : sommes-nous maintenant en dictature ? Car, désolé de le dire, l’État-UMP vire brun, et ce n’est pas la nouvelle loi sur les bandes, votée en express (comme s’il y avait urgence !) qui contredira ce fait. Lire la dépêche AFP jointe en fin d’article pour plus d’éléments sur cette loi. Que dire d’une loi qui nous fait entrer dans le monde de la répression préventive ? D’une police cherchant, en amont, à débusquer les mauvaises intentions ? Et d’ailleurs, d’où ça vient cette histoire de bandes ? Le pays est donc quadrillé de bandes de barbares et l’État (il nous aime, il nous protège) doit réagir au plus vite ? Elles sont où les études, les preuves de cette affirmation qui surgit de la tête de nos gouvernants et qu’on nous demande de croire sur parole ? Et surtout, à quoi ça sert ces mesures ? À nous la boucler pardi ! La réponse est claire, nous entrons dans un paradigme totalitaire. D’où la question : alors, on y est, en dictature ?
On connait tous le discours du genre « Moi, je ne suis pas raciste, mais (...) » suivi ensuite d’un discours... raciste. Dans une même logique au niveau de la syntaxe, voilà un discours qui comprend le même usage du « mais » et qui explique après le « mais » le contraire de la partie de la phrase d’avant le « mais ».
Hadopi, il faudra encore y revenir, car le monstre (et ses suites prévues - Loppsi - et prévisibles) nous prépare un avenir numérique si hideux qu’il faut s’y pencher plusieurs fois pour bien s’imprégner de ce concept qui fait froid dans le dos. Au début on se dit qu’on exagère, qu’on se fait un coup de parano, alors il faut examiner le monstre à maintes reprises, hé ben non, le cauchemar est bien réel !
Voici, après un aparté (de nous-mêmes) sur le « terrorisme » et les luttes sociales, deux communiqués publiés à l’origine sur le site Soutien aux inculpés du 11 novembre à propos de la récente libération de Julien Coupat. Il est sorti de prison, mais n’est pas libre pour autant, l’accusation abracadabrante de terrorisme tient toujours et le contrôle judiciaire est des plus serrés.
Groupe Nada / Toulon